Suivant
l'importance et l'étendue du point d'appui ou de l'îlot de résistance
à nettoyer ces détachements pouvaient être de l'ordre d'une compagnie,
ils étaient commandés par des sous-officiers rompus à ces techniques
de combats.
Une fois
que les vagues d'assaut avaient atteint leur objectif, ils agissaient
avec méthode et rapidité, se basant sur les renseignements fournis principalement
par les photographies aériennes, se délestant de leur sac à dos, ils
se glissaient en petites colonnes, de boyaux en tranchées (une partie
des nettoyeurs progressaient par les communications, les autres par
le terre-plein), courbés sous le poids des musettes remplies de grenades
(1), Armés de revolvers (2) et de poignards (les voltigeurs, quant à
eux, conservaient leur fusil) ils jetaient avec célérité leurs chapelets
de grenades à l'intérieur des abris, ravageant et pulvérisant les derniers
points fortifiés, ne prenant pas toujours le temps de faire des prisonniers
et d'aller vérifier les effets dévastateurs des explosions qu'ils avaient
produits ; il fallait faire vite, ils le faisaient.
Une fois
la besogne terminée, ils pouvaient être chargés de l'occupation et de
l'organisation des tranchées conquises. Il leur était adjoint dans ce
cas des mitrailleuses ou des F.M.
(1) Défensives,
incendiaires et suffocantes voire de pétards à 135 grammes de mélinite
; maniés pour ces derniers par des soldats du génie qui étaient les
seuls habilités à se servir d'explosifs. (2) Revolvers modèle 1892 ou
pistolets automatiques - modèles réglementaires ; calibre 7,65 genre
"Ruby " ou genre "Star " .