Les Deux citations obtenues
par le régiment qui lui ont valu la fourragère aux couleurs du ruban de
la croix de guerre

Ordre général de la Ve armée, n°352, du 17 juillet
1918
63e régiment d'infanterie.- Régiment tenace et résolu en secteur
depuis quatre mois et demi sans trêve ni repos, aux lisières d'une ville
continuellement bombardée et incendiée. Déployé depuis un mois sur un
front très étendu, a mené, sous les ordres du lieutenant-colonel Naugès,
une sublime défense contre un ennemi nombreux résolu à passer et appuyé
par une préparation d'artillerie de très gros calibres. A non seulement
maintenu l'intégralité de son front, mais a même nettoyé à la baïonnette
tous les points rapprochés où l'ennemi avait pu s'installer.
Extrait de l'ordre général de la IVe armée, n°1458,
du 14 novembre 1918.
Le général commandant de la IVe armée
cite à l'ordre de l'armée :
63e régiment d'infanterie. - Régiment d'élite ; vient, sous
le commandement impeccable d'un chef hors de pair, le lieutenant-colonel
Naugès, de se couvrir de gloire devant Vouziers, du 18 au 24 octobre
1918, en franchissant l'Aisne de vive force sous le feu de l'ennemi
et conquérant de haute lutte une tête de pont sur la " Brunehild-Stellung
" ; puis, assailli sans répit par un ennemi acharné à le rejeter à l'Aisne,
de beaucoup supérieur en nombre et disposant d'une artillerie puissante
qui l'écrasait jour et nuit de bombardement massifs, le plus souvent
par obus toxiques, a brisé toutes les attaques par ses feux ou les a
repoussé par de furieux corps à corps ; est finalement demeuré maître
du terrain conquis. A fait subir à l'ennemi, au cours de cette lutte
héroïque, des pertes énormes en tués et blessés, lui prenant en outre
64 prisonniers dont 1 officier, 7 mitrailleuses et du matériel.
Signé : GOURAUD
Ordre du G.Q.G., n°135 " F ", du 17
novembre 1918.
Par application des prescriptions de la circulaire n°2156 P du 22
février 1918, le général commandant en chef les armées française du
Nord et du Nord-Est, a décidé que les unités ci-dessous auront droit
au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre
:
63e REGIMENT D'INFANTERIE
Cette unité a obtenu
deux citations à l'ordre de l'armée pour sa belle conduite devant l'ennemi.

La Fourragère du sergent E. Pasturaud.


Liste par ordre chronologique
des citations obtenues par les unités du 63e régiment d'infanterie
Ordre de la I ère armée, n°170, du 5 mai 1915
10e compagnie du 63e R.I. - Conduite par les trois officiers,
le sous-lieutenant Rousselot, commandant la compagnie, les sous-lieutenants
Evrat et Dubut, à franchi, le 5 avril, sous une grêle de projectiles,
un glacis d'environ 200 mètres à travers trois réseaux de fils de fer
ennemis et a pris pied dans la tranchée allemande.
2e section de la 12e compagnie du 63e R.I. - Le 5 avril, à la
suite de son chef, le lieutenant Granié, est parti avec le plus bel
élan à l'attaque de tranchées très solidement organisées, malgré un
feu violent. S'est maintenue sur la position conquise, où elle a perdu
les trois quarts de son effectif.
Ordre de la Xe armée, n°118, du 29 octobre 1915
2e section de la compagnie de mitrailleuses du 63e R.I. - Sous
la conduite de son chef, le sous-lieutenant Deschamps, s'est portée
résolument à l'attaque des tranchées ennemies, le 25 septembre 1915,
et a assuré par son feu la protection de l'aile gauche du régiment.
A réussi à s'installer dans les tranchées nouvellement conquises, bien
qu'ayant perdu la moitié de son effectif.
Ordre du régiment n°140, du 14 octobre 1915
Section de grenadiers de la 7e compagnie. - Le 11 octobre 1915,
avec un entrain magnifique, a progressé dans un boyau ennemi sous un
feu violent de grenades, sous le commandement du sous-lieutenant Kale
et des sergents Baudot et Mayoux. Section de grenadiers de la 6e compagnies.
- Le 11 octobre 1915, avec un entrain magnifique, a progressé dans un
boyau ennemi sous un feu violent de grenades, sous le commandement des
sergents Mirmont et Dubois.
Ordre de la 134e division, n°193, du 27 octobre 1917
La 6e compagnie du 63e R.I. - Sous les ordres énergiques du
capitaine Salmon, du lieutenant Lisiack et du sergent Massiat, a, en
moins de dix jours, repoussé trois coups de mains dont l'un le matin
même du jour où la compagnie vient d'entrer en secteur. Grâce au calme,
au courage de tous et aux habiles dispositions du chef, l'ennemi n'a
jamais pu atteindre notre tranchée, malgré la puissance des moyens mis
en œuvre.
Ordre général de la Ve armée, n°277, du 15 décembre
1917
La 6e compagnie du 63e R.I. - Précédemment citée à l'ordre
de la division pour la belle attitude qui a fait échouer trois coups
de mains allemands, la 6e compagnie, sous le commandement calme et énergique
du lieutenant Lisiack, a repoussé deux jours de suite, en infligeant
des pertes à l'ennemi et en lui capturant du matériel, deux attaques
dont la seconde a été caractérisée par la violence de sa préparation,
la force des effectifs engagés et l'importance des moyens employés.
Ordre général de la Ve armée, n°285, du 30 janvier
1918
La 1re compagnie du 63e R.I. - Compagnie à l'image de son chef,
la capitaine Reynier, audace, bravoure, amour du danger. Ne demande
qu'à être chargé de missions dangereuses ; les a toujours remplies avec
succès, notamment le 12 janvier 1918, où elle a enlevé douze prisonniers,
au cours d'un gros coups de main, délicat d'exécution et particulièrement
difficile, sur un P.A. ennemi fortement occupé et dont la garnison avait
été alertée.

Ordre de la 134e division, n°239, du 10 avril 1918
La 7e compagnie du 63e R.I. - Sous l'énergique commandement
du lieutenant Liard, a, dans la nuit du 30 au 31 mars et du 3 au 4 avril,
repoussé deux coups de main. Grâce à la courageuse attitude de tous,
et aux judicieuses dispositions du chef, l'ennemi, laissant des morts
entre nos mains, n'a jamais pu atteindre notre ligne de surveillance,
malgré la puissance des moyens mis en œuvre.
Ordre n°265, de la 134e D.I., du 11 juin 1918
La 2e section de la 9e compagnie du 63e R.I. - Sous le commandement
du sous-lieutenant Desmazeaud, chargé de reprendre un point fortement
organisé et tenu par l'ennemi, a soutenu deux heures durant un combat
incessant, ne s'en laissant imposer ni par le nombre, ni par les pertes,
faisant preuve d'une ténacité indomptable. A vengé la mort de son officier
en faisant subir à l'ennemi des pertes sévères et ne s'est retiré que
par ordre.
Ordre de la 134e D.I., n°283, du 16 juillet 1918
Le 1er bataillon du 63e R.I. (sous les ordres de son chef, le commandant
de Roffignac) - Bataillon tenace et mordant, aussi hardi dans les attaques
que sagace dans la défense. Sur la brèche depuis cinq mois, harcèle
jour et nuit l'ennemi et réussit de nombreux coups de main, préparés
et exécutés avec une réelle maîtrise.
Ordre général de la Ve armée, n°352, du 17 juillet
1918
63e régiment d'infanterie. - Régiment tenace et résolu. En secteur
depuis quatre mois et demi sans trêves ni repos, aux lisières d'une
ville continuellement bombardée et incendiée. Déployé depuis un mois
sur un front très étendu, a mené, sous les ordres du lieutenant-colonel
Naugès, une splendide défense contre un ennemi nombreux résolu a passer
et appuyé par une préparation d'artillerie de très gros calibre. A non
seulement maintenu l'intégralité de son front, mais a même nettoyé à
la baïonnette tous les points rapprochés où l'ennemi avait pu s'infiltrer.

Ordre général n°67 du 1re C.A.C., du 25 août 1918
La 6e compagnie du 63e R.I. - Unité qui, en toutes circonstances,
a manifesté les plus belles qualités d'endurance et d'esprit offensif.
Déjà citée à l'ordre de la division en novembre 1917 et de l'armée en
janvier 1918. Appelée à opérer dans un secteur difficile, vient, sous
le commandement du sous-lieutenant Debregeas, de faire l'admiration
de tous par son entrain et son mordant. Chargée du ravitaillement en
munitions, a coopéré spontanément et sans ordres à la prise d'une position
ennemie fortement organisée et, malgré la violence du bombardement,
des contre-attaques et les pertes subies, s'y est maintenue opiniâtrement.
Ordre de la division n°296, du 21 août 1918
La 2e compagnie du 63e R.I. - Compagnie d'élite, sous les ordres
de son chef, le capitaine Valteau, a, en maintes circonstances donné
les preuves de son esprit offensif, de sa ténacité, de son endurance
et de son entrain. Après avoir tenu pendant une longue période en secteur
particulièrement menacé, a repris successivement à l'ennemi, du 2 au
8 août 1918, une ligne de postes avancés fortement défendus, réalisant
ainsi une avance sérieuse de nos premières lignes et facilitant les
opérations d'un régiment voisin.
Ordre de la brigade n°56, du 31 août 1918
La 11e compagnie du 63e R.I. - Belle compagnie pleine d'entrain,
animée du meilleur esprit militaire. A donné de nombreuses preuves d'une
ténacité et d'un allant remarquables. Le 17 août, par une contre-attaque
rapidement organisée par le capitaine Reculet, a chassé, après de durs
combats à la grenade, un ennemi supérieur en nombre et particulièrement
mordant de trois postes avancés qui venaient d'être écrasés sous un
violent bombardement d'obus de gros calibre.
Ordre du régiment n°477, du 11 octobre 1918
La 1re section de la 1re compagnie. - Sous le commandement
énergique du sergent Jourdy, étant avant-garde de la compagnie le 2
octobre 1918, s'est portée en avant sur l'objectif indiqué, malgré de
violentes rafales de mitrailleuses. A mis en fuite ces mitrailleuses
par une action combinée de ses grenadiers V.-B. et de ses fusiliers
mitrailleurs et a occupé son objectif pendant sa progression, capturé
du matériel dont un canon de 77 et des munitions.
Extrait de l'Ordre général de la IVe armée, n°1459,
du 14 novembre 1918
Le général commandant
de la IVe armée cite à l'ordre de l'armée :
Le 63e régiment d'infanterie. - Régiment d'élite ; vient, sous
le commandement impeccable d'un chef hors de pair, le lieutenant-colonel
Naugès, de se couvrir de gloire devant Vouziers du 18 au 24 octobre
1918, en franchissant l'Aisne de vive force sous le feu de l'ennemi
et conquérant de haute lutte une tête de pont sur la " Brunehild-Stellung
" ; puis, assailli sans répit par un ennemi acharné à le rejeter à l'Aisne,
de beaucoup supérieur en nombre et disposant d'une artillerie puissante
qui l'écrasait jour et nuit de bombardements massifs, le plus souvent
par obus toxiques, a brisé toutes les attaques par se feux ou les a
repoussées par de furieux corps à corps ; est finalement demeuré maître
du terrain conquis. A fait subir à l'ennemi, au cours de cette lutte
héroïque, des pertes énormes en tués et blessés, lui prenant en outre
64 prisonniers dont 1 officier, 7 mitrailleuses et du matériel.
Signé : Gouraud

Ordre du régiment n°488, du 30 novembre 1918
La 3e compagnie du 63e R.I. - Compagnie animée du meilleur
esprit militaire. Sous le commandement du lieutenant Sudrat, le 8 juin
1918, a, par une brillante contre-attaque, refoulé dans ses lignes de
départ un ennemi supérieur en nombre. Le 2 octobre 1918, a montré un
magnifique entrain dans la poursuite. Le 18 octobre 1918 et les jours
suivants, la 3e compagnie malgré des bombardements intenses et de violentes
rafales de mitrailleuses, a tenu vaillamment sous les attaques répétées
de troupes d'élite ennemies ; les a repoussées après une lutte acharnée,
justifiant ainsi une fois de plus la confiance qu'elle inspire à ses
chefs.
La 3e compagnie de mitrailleuse du 63e R.I. - Belle compagnie,
brillante et solide. A Vouziers, sous l'énergique commandement du lieutenant
Besse, a puissamment contribué à repousser par ses feux de violentes
contre-attaques ennemies. Compagnie animée des plus belles qualités
militaires. S'est affirmée une foie de plus comme une unité à qui ont
peut tout demander.
Ordre n°327 de la 134e division, du 4 novembre 1918
La 1re compagnie du 63e R.I. - Compagnie déjà citée à l'ordre
de l'armée. Le 21 octobre 1918, a confirmé une foie de plus sa réputation
de bravoure et d'entrain. Sous les ordres de son chef, le capitaine
Reynier, qui l'a commandé avec une énergie et un sang-froid remarquables,
a vaillamment résisté à une violente contre-attaque menée par des troupes
d'élite, supérieures en nombre. Dans une brillante charge à la baïonnette,
a mis l'ennemi en fuite en faisant des prisonniers et lui prenant des
mitrailleuses.
1re compagnie de mitrailleuses du 63e R.I. - Sous les ordres
de son chef, le capitaine Brandin, compagnie très brillante et dont
les sections se sont distinguées en toutes circonstances. Le 18 juin
1918, au cours d'une attaque, après un bombardement d'une grande violence,
a contribué à maintenir l'intégrité du front du bataillon. Le 21 octobre
1918 au matin, une violente attaque menée par des troupes d'élite supérieures
en nombre, a fait subir à l'ennemi de grosses pertes, a retardé sa marche
et efficacement aidé deux compagnies à le contre-attaquer. L'après-midi,
a contribué par son feu précis a arrêter net une nouvelle attaque qui
se déclenchait.
Ordre du régiment n°491, du 4 décembre 1918
La 5e compagnie du 63e R.I. - S'est distinguée par son entrain
pendant tous les combats autour de Reims, notamment les 22 mai, 31 mai,
18 juin et 15 juillet 1918. le 18 octobre, sous le commandement du capitaine
Taguet, a attaqué, avec un allant et une vigueur remarquables, les positions
ennemies très fortement organisées situées sur la rive droite de l'Aisne
; a traversé cette rivière sous un feu intense et enlevé ses objectifs,
capturant des prisonniers et du matériel. A maintenu toutes ses positions
malgré de violents retours offensifs ennemis et les bombardements nombreux
d'obus toxiques.
La 2e compagnie de mitrailleuses du 63e R.I. - A Verdun, à
Reims, à Vouziers, partout où le régiment s'est battu, a eu une superbe
attitude au feu. Les 31 mai, 18 juin, 18 octobre 1918, sous le commandement
du lieutenant Bono, a résisté magnifiquement à de violentes attaques
ennemies, les a brisées par ses rafales meurtrières, facilitant par
la précision et la violence de son tir la progression de son bataillon.
La 9e compagnie du 63e R.I. - Sous l'énergique commandement
du lieutenant Gayou, a donné en toutes circonstances des preuves de
son allant et de sa ténacité. Dans de nombreux engagements autour de
Reims, dans les durs combats du 18 octobre autour de Vouziers, a montré
par son ardeur, la solidité de son esprit de sacrifice, qu'elle était
à la hauteur des missions les plus difficiles.

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