Le F.M. est donc par excellence l'arme d'accompagnement
de l'infanterie, de conservation du terrain conquis et d'arrêt de la contre-attaque,
grâce à la densité du feu qu'il permet de réaliser
instantanément dès la conquête d'un objectif, à la
mobilité de ce feu et, en outre, grâce à la possibilité qu'il
donne d'amener sans précipitation la mitrailleuse aux points
favorables notamment en vue du flanquement (avant l'adoption du F.M.,
toute infanterie exécutant une attaque avait une préoccupation
constante – d'ailleurs très juste – faire venir vite, très
vite la mitrailleuse sur le front atteint. Il en résultait
souvent que les mitrailleuses, amenées précipitamment, étaient
plus ou moins bien utilisés. Le F.M. donne le temps de placer
la mitrailleuse après réflexion et reconnaissance).
Sur les positions conquises, le F.M. permet le balayage
des boyaux conduisant à l'ennemi, celui des cheminements probables de
réserves. Il y a intérêt à l'employer à ce
moment, à titre préventif, pour agir sur le moral de
l'ennemi et faire avorter la contre-attaque.
Le bon fonctionnement du fusil-mitrailleur dépend, avant
tout de l'entraînement de l'équipe et du soin avec lequel
il est entretenu (on a émis des doutes sur la robustesse du
mécanisme du fusil-mitrailleur ; L'expérience
prouve que cette objection n'est pas fondée, si l'on prend
la précaution de ne sortir l'arme de son étui qu'au
moment de s'en servir. La boue est un des principaux ennemis du F.M.).
Dès les premiers essais au combat, on a reconnu la nécessité de
mettre un gradé à la tète de deux équipes.
Munitions,
Cartouche – le fusil-mitrailleur modèle 1915 tire la cartouche
française réglementaire 1886 D (a.m). L'alimentation
se fait à l'aide de chargeurs d'une contenance de 20 cartouches.